Ce que ce chantier laissé. 

Le montant facturé ne dit rien de ce que vous avez gagné. Renseignez le déboursé, les frais et les heures passées : le calculateur sort la marge brute, la marge nette et ce que chaque heure de chantier a dégagé.

Le prix facturé au client, travaux supplémentaires acceptés compris.

Matériaux et fournitures, heures productives à leur coût chargé, sous-traitance, location de matériel.

Installation de chantier, benne, échafaudage, EPI, carburant, encadrement non productif, consommables.

Charges de structure rapportées aux coûts directs de production de l'exercice précédent.

Toutes personnes confondues, y compris les retours et les reprises.

Résultat du chantier

Ce qui coince en pratique

Beaucoup d'entreprises de travaux suivent leur marge au coefficient : déboursé sec multiplié par 1,4 ou 1,6, et l'affaire est censée être rentable. Le procédé chiffre vite un devis, il ne mesure rien. Deux chantiers au même coefficient peuvent finir l'un à 20 % de marge nette, l'autre en perte, selon les frais de chantier réellement engagés et le nombre d'heures passées.

Le premier écart vient de la définition du déboursé sec. Il rassemble ce que le chantier a consommé directement : matériaux, fournitures, sous-traitance, location de matériel, et les heures productives valorisées à leur coût horaire chargé. Ce coût chargé est rarement celui qu'on croit. Il intègre les cotisations patronales, les congés payés, les jours d'intempéries, la formation, les paniers et les trajets. Une entreprise qui valorise ses heures au salaire brut sous-estime son déboursé d'un bon quart.

Le deuxième écart tient aux frais de chantier, ceux que personne ne saisit parce qu'ils ne figurent sur aucune facture fournisseur rattachée à l'affaire : l'installation, la benne, l'échafaudage, le carburant des allers-retours, les EPI, le temps du chef d'équipe qui passe organiser sans produire. Sur un chantier de deux semaines, ces postes pèsent couramment 5 à 10 % du déboursé sec. Ils sortent du résultat, pas de la trésorerie du client.

Le troisième écart, le plus structurant, vient des frais généraux. Le loyer, les assurances, les véhicules, le temps administratif et commercial existent que le chantier tourne ou non. Les rapporter au coût direct donne un taux, propre à chaque entreprise, qu'il faut recalculer chaque année sur les comptes réels. Un artisan seul avec un utilitaire et un bureau à domicile ne porte pas la structure d'une entreprise de quinze salariés.

Reste la mesure qui change les décisions : la marge par heure. Le temps des équipes est la ressource rare, pas le chiffre d'affaires. Un chantier à 8 000 € de marge nette en 200 heures dégage 40 € de l'heure. Le même montant en 600 heures en dégage 13, soit moins que le coût de revient horaire de la plupart des entreprises. Comparer les affaires sur cette base fait apparaître assez vite quels clients et quels types de travaux financent réellement l'entreprise.

Un dernier réflexe utile : refaire ce calcul après la réception, avec les heures pointées et les factures fournisseurs définitives, pas avec les quantités du devis. L'écart entre le prévu et le réalisé est l'information la plus rentable que produise un chantier.

Questions fréquentes

Quelle différence entre marge brute et marge nette sur un chantier ?

La marge brute est ce qui reste après le déboursé sec : matériaux, main-d'œuvre productive, sous-traitance, location de matériel. La marge nette retire en plus les frais de chantier et la quote-part de frais généraux. Un chantier peut afficher 35 % de marge brute et perdre de l'argent en marge nette.

La main-d’œuvre entre-t-elle dans le déboursé sec ?

Oui, pour les heures productives, valorisées à leur coût horaire chargé, pas au taux de vente. Les salaires du conducteur de travaux, du chef de chantier non productif ou du bureau relèvent des frais de chantier ou des frais généraux selon votre organisation.

Comment fixer mon taux de frais généraux ?

Rapportez les charges de structure de l'exercice précédent (loyer, assurances, véhicules, administratif, commercial) au total des coûts directs de production de la même période. Le ratio obtenu est votre taux. Dans le bâtiment il se situe souvent entre 10 et 30 %, mais le chiffre qui compte est le vôtre.

Pourquoi calculer une marge par heure ?

Parce que la ressource rare dans une entreprise de travaux est le temps des équipes, pas le carnet de commandes. Deux chantiers à 8 000 € de marge nette n'ont pas la même valeur si l'un mobilise 200 heures et l'autre 600. La marge horaire permet de comparer et d'arbitrer entre affaires.

Le coefficient de vente remplace-t-il ce calcul ?

Il ne fait qu'exprimer le rapport entre prix de vente et déboursé sec. Utile pour chiffrer vite, insuffisant pour piloter : un coefficient de 1,6 recouvre des réalités opposées selon le poids des frais de chantier et le nombre d'heures réellement passées.

Sources officielles

Aucun taux légal n'encadre la marge : c'est une notion de gestion, pas de droit. Les définitions retenues ici sont celles de la statistique publique et de la comptabilité analytique.

Ce calcul, automatiquement. 

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